des souvenirs de regards, de phrases emblématiques,
d'une course en taxi et de premiers souffles que j'ai oublié, c'est mon lot à chaque fois.
sous les lumières de la boite de nuit, j'écoute les rythmes, je goûte la bière à 5 euros, je touche le zinc, je regarde la jeunesse dorée parisienne, je constate ce qui est loin loin loin.
Je constate que trop de gens, par conventions se croient les gardiens de mon humeur, on n'a pas le droit, non Madame, d'avoir envie de solitude à 4h du matin dans une boîte de nuit parisenne. Il faut s'amuser. je dis que je suis grande, merci bien, je viendrai quand ça me chantera.
Et c'est pareil, danser seule, c'est mal. tant pis, je fais du mal parfois.
Personne ne sera le gardien de mon humeur. Répondre à la question "ça va?" par non, c'est comme planter un sabre aiguisé dans le petit coeur fragile de la correction.
pour citer une expression de Nick Hornby, on n'est pas.... tant que...
On n'est pas une fille qui survit à la peur quotidienne de la perte de l'être aimé tant qu'on n'a pas à survivre à la peur quotidienne de la perte de l'être aimé.
Il n'est en aucun cas question de courage, il s'agit juste de continuer à fonctionner.
On n'est pas une fille qui pleure quand on lui marche sur le pied tant qu'on ne se met pas, un beau jour à pleurer parce qu'on lui a marcher sur le pied.
Et de même, on n'est pas une fille qui poste ce genre de choses gênantes sur un blog public tant qu'on n'a pas à le faire pour se dire que cette journée n'est pas perdue.
et pour en remettre une couche, la vidéo que l'être aimé parmi d'autres êtres aimés m'a envoyé, ailleurs, parce que au milieu des tempêtes qu'on traverse l'un avec l'autre, même si c'est l'un contre l'autre, on sait. On sait ce qui parlera et frappera fort.
I sit and talk to god And he just laughs at my plans
« Homo sum ; humani nihil a me alienum puto » : « Je suis un homme et rien de ce qui est humain, je crois, ne m'est étranger »
car en même temps que les yeux émerveillés de tout ce qui ne veut pas mourir, vient en même temps un regard moqueur sur ceux qui croient détenir les réalités
telles que "le mal c'est mal", "il faut faire ceci ou cela"
la vie c'est ça et pas ça,
mais laissez-le chanter, bordel.
J'ai douté des détails, jamais du don des nues J'ai douté des détails, jamais du don des nues
Des corps, des esprits me reviennent Des décors, des scènes, des arènes Hantez, hantez, faites comme chez vous, restez