mercredi 15 septembre 2010

apprentissage

J'apprends, ici et ailleurs. Poser les tasses au bon endroit, faire monter la mousse pour le lait russe, me taire quand il le faut, écouter les silences nécessaires, reconnaître les lumières de l'appartement.
Un métier, sûrement, peut-être, mais je continue à toucher des bouts de bois de temps en temps. J'aime l'idée de devenir encore une nouvelle chose, d'être définie par une nouvelle découverte.
serveuse. toucher du bois. mais serveuse.
sourire, musique, café, bière, marcher, servir, humilité, cordialité, famille.
je crois même que je préfère, en fait.

la femme de. définitions qui se superposent. la fille de la soeur de la femme de l'amie de la serveuse la graphiste l'auteur de.
j'apprends aussi tout ça, que rien ne s'annule. savoir faire du bien à toutes ces parcelles.
Vic m'offre une séance de "thérapie corporelle", "ça te fera du bien", et je refais connaissance avec mon corps, avec moi avec ma troupe il y a deux ans, qui tournoie sur de la musique, qui prend dans mes bras, qui me laisse toucher, qui touche.
ça aussi, ne plus laisser les choses de tous les jours m'oublier.

s'assoir en tailleur, mettre les semelles, se tenir droite, dormir sur le ventre, composer avec ça aussi, cette parcelle-la, avec les deux petits traits.

mardi 31 août 2010

suffisamment


pour être tirés
pour être ébouriffés
pour être emmêlés (?)
pour ressembler à l'héroine de Papa dont je ne sais pas le nom
pour plaire à O.
pour encore plus plaire à O.
pour suggérer des baisers dans le cou
pour faire fille
et pour m'amener ma petite révolution personnelle

lundi 16 août 2010

vendredi 13 août 2010

jeudi 12 août 2010

i need you so much closer

Digitales





Je me suis souvenue des wapitis, je me suis souvenue des fleurs des champs aux alentours de Martinol. Je me suis souvenue que dans les digitales se cachent souvent des abeilles. 
J'ai demandé à Adrien de prendre une photo de ce souvenir d'enfant. 
En prime j'ai eu un arbre, et pour la première fois, vraiment, j'ai eu beaucoup d'affection pour un arbre. Il est grand, fort, il tire de toutes ces forces sur ces racinces, peut-être pour mourir dans la terre, ou peut-être résiste-t-il au vent. Ses branches sont larges, épaisses et presque à portée de bras. 
Un jour je retournerai au Buttes Chaumont avec un escabeau, et je dormirai dans ses branches. 

photos d'Adrian Bang

vous me manquez














Entre deux faux-départ, on dirait que cet été me fait des farces. 
On dirait qu'avant d'avoir le droit de rire, pleurer, me sentir chez moi, je dois repasser par toutes les cases. 
Toulouse-Paris-Toulouse-Nice-Paillette-Nice-Paillette-Lyon-Bruxelles-Paris-Bruxelles.
Je suis fatiguée. Je réécoute les musiques de la rue de la Pomme. 
J'ai été à l'ouest, à l'est, au nord et au sud ces temps-ci, j'ai été partout sauf là où j'étais vraiment. Mais ce qui reste, c'est vous, mes absents, présents pour certains. 
Ce qui reste c'est mon visage vu par Adrien, aussi. 
Pour ça, vraiment, merci. 
Laisser des traces. 


Photos d'Adrian Bang