lundi 10 mai 2010
samedi 8 mai 2010
aller courir dans les bois
je voudrais aller danser autour d'un feu dans les bois.
je voudrais peindre des arbres sur les murs, mettre des guirlandes de lumières partout, et coudre des feuilles en peluches, les dispatcher, faire des gratuités.
j'ai redessiné, laborieusement, douloureusement, pour faire plaisir à Lucie.
elle a sauté deux fois dans mes bras, deux fois!
ça valait la douleur du dessin qui ne nous ressemble pas.
ce soir j'ai vu ce concert, et ça me donne vie, je voit leur bienveillance, entre cette soeur et ce frère.
peut-être chanterons-nous un jour autour d'un feu, mon frère. Peut-être un jour réussirons-nous à nous dire "je t'aime" sans ciller ou faire de cette phrase une plaisanterie.
je t'aime n'est pas drôle.
finalement, c'est l'amour avec le petit a comme dit Vic qui compte, la bienveillance, la tendresse, ce regard-là.
Une énorme salle de concert, les gens immobiles, je danse sur mes fesses, comme je peux, je me tape les genoux, la poitrine en battant la mesure, je balance mes mains et mes bras, ma tête. Nous sommes tous emplis de leur bienveillance à eux.
Je me dis que je ne suis vraiment pas faite pour le malheur, qu'il va falloir le souligner.
mon il,c'est tendre tout ça, nous attacherons ensemble les feuilles sur nos murs. et tu me regarderas avec tendresse et bienveillance tournoyer sur de la musique que tu trouveras nulle mais que tu aimeras car elle rend ta femme heureuse.
je voudrais peindre des arbres sur les murs, mettre des guirlandes de lumières partout, et coudre des feuilles en peluches, les dispatcher, faire des gratuités.
j'ai redessiné, laborieusement, douloureusement, pour faire plaisir à Lucie.
elle a sauté deux fois dans mes bras, deux fois!
ça valait la douleur du dessin qui ne nous ressemble pas.
ce soir j'ai vu ce concert, et ça me donne vie, je voit leur bienveillance, entre cette soeur et ce frère.
peut-être chanterons-nous un jour autour d'un feu, mon frère. Peut-être un jour réussirons-nous à nous dire "je t'aime" sans ciller ou faire de cette phrase une plaisanterie.
je t'aime n'est pas drôle.
finalement, c'est l'amour avec le petit a comme dit Vic qui compte, la bienveillance, la tendresse, ce regard-là.
Une énorme salle de concert, les gens immobiles, je danse sur mes fesses, comme je peux, je me tape les genoux, la poitrine en battant la mesure, je balance mes mains et mes bras, ma tête. Nous sommes tous emplis de leur bienveillance à eux.
Je me dis que je ne suis vraiment pas faite pour le malheur, qu'il va falloir le souligner.
mon il,c'est tendre tout ça, nous attacherons ensemble les feuilles sur nos murs. et tu me regarderas avec tendresse et bienveillance tournoyer sur de la musique que tu trouveras nulle mais que tu aimeras car elle rend ta femme heureuse.
vendredi 7 mai 2010
23 ans
et vraiment, vraiment, n'avoir que 23 ans.
et c'est important. important d'avoir son âge.
Marius, Eve, oui oui, c'est là; et j'espère que bientôt je ferai des plans sur les comètes.
J'espère que dans du temps, le temps qu'il faudra, j'aurai encore du temps pour faire écouter du Oum Kalsou à la personne pas encore née.
mais là, ce soir, j'ai 23 ans.
Elle est là, elle représente tout ça.
Nous irons danser ce soir, à la féline, ou n'importe où, on s'en fout.
Elle regardera les garçons, sera ponpette, on s'en fout.
Les appartements, les boulots, les enfants, les ans qui viendront, on le sait. Tou ça on en a parler.
Ce soir c'est la danse et les 23 ans qui ont la priorité.
Je li dirai que je l'aime de toutes mes forces, mon amie de toujours, qui m'accompagne, qui représente la vie, la folie, le bonheur. Emilie.
Nous dormirons côte à côte en rêvant des autres ans, ou juste de demain.
mon il
je nagerai jusqu'à mon il
m'y allongerai
j'enserrerai ses membres, m'y désaltèrerai
après la traversée
des eaux profondes et grises
tu es l'un de mes horizon
mon il
m'accueillant de ton étendue.
et de repenser à Julie et Benjamin dans la saga Mallaussène.
"Benjamin, tu veux bien être mon porte-avion?
-oui, ma belle, envole-toi. Désormais je navigue dans tes eaux"
m'y allongerai
j'enserrerai ses membres, m'y désaltèrerai
après la traversée
des eaux profondes et grises
tu es l'un de mes horizon
mon il
m'accueillant de ton étendue.
et de repenser à Julie et Benjamin dans la saga Mallaussène.
"Benjamin, tu veux bien être mon porte-avion?
-oui, ma belle, envole-toi. Désormais je navigue dans tes eaux"
Fatima
J'ai croisé la Fatima de Benjamin Mallaussène, récemment. Elle vit bien à Belleville, elle a bien d'énormes seins, les yeux doux et la voix au miel. On a effectivement envie de dormir dans ses grands bras.
Dans un magasin de chaussures presque données, des filles de toutes les couleurs essayaient des chaussures de toutes les couleurs. Elle accompagnait sa fille, elle écoutait en souriant. Immobile au milieu de toutes, elle souriait.
elle me dit que ça, c'est une musique de chez elle, de son époque.
Nous parlons de Oum. De sa vie. Elle dit, tandis que seuls les instruments jouent le début d'une nouvelle chanson:
écoute comme elle se fait attendre.
Elle me carresse la mains en me parlant.
ça, c'est une musique parfaite pour quelqu'un qui n'est pas encore né.
je me souviendrai j'espère de cette phrase au moment de rencontrer quelqu'un qui n'est pas encore né. Nous écouterons Oum.
Je m'en suis allée, et elle a à nouveau saisit mes mains, avec ce sourire, ce penchement de tête, et son autre main qui partait vers son coeur.
Dans un magasin de chaussures presque données, des filles de toutes les couleurs essayaient des chaussures de toutes les couleurs. Elle accompagnait sa fille, elle écoutait en souriant. Immobile au milieu de toutes, elle souriait.
elle me dit que ça, c'est une musique de chez elle, de son époque.
Nous parlons de Oum. De sa vie. Elle dit, tandis que seuls les instruments jouent le début d'une nouvelle chanson:
écoute comme elle se fait attendre.
Elle me carresse la mains en me parlant.
ça, c'est une musique parfaite pour quelqu'un qui n'est pas encore né.
je me souviendrai j'espère de cette phrase au moment de rencontrer quelqu'un qui n'est pas encore né. Nous écouterons Oum.
Je m'en suis allée, et elle a à nouveau saisit mes mains, avec ce sourire, ce penchement de tête, et son autre main qui partait vers son coeur.
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